Oxfam accroît la distribution d’eau et débute les projets sanitaires

21/01/2010

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La situation en Haïti

21/01/2010

Un nouveau séisme de magnitude 6,1 a frappé Haïti à 6 h 20 ce matin, à 60 kilomètres de Port-au-Prince. Nous avons eu des nouvelles des membres de notre équipe. Ils sont secoués, mais sains et saufs.

Hier, les équipes internationales de recherche et sauvetage ont retrouvé 4 personnes en vie parmi les décombres dont un nouveau-né de 22 jours et un enfant de trois ans. Cela amène à 121 le nombre de personnes qui ont été sauvées des décombres jusqu’à maintenant. C’est comme un petit miracle chaque fois… En dépit des contraintes de sécurité et de logistique, les populations touchées ont de plus en plus accès à des soins médicaux, de la nourriture, de l’eau potable et des abris.

L’insécurité commence à se faire sentir. Certaines personnes dorment dans des maisons effondrées parce qu’elles ont trop peur de dormir dans la rue à cause des vols. Un couvre-feu a été établi entre 22 h et 6 h. Il a plu, cela rend les conditions de vie encore plus misérables.

Les actions d’Oxfam :

Hier, nous avons dépassé notre objectif en fournissant de l’eau à 5 000 personnes à Pétionville et Carrefour. Quatre sites étaient opérationnels. Aujourd’hui, nous prévoyons 2 nouveaux sites, dont le Centre Sportif de Carrefour, afin de distribuer de l’eau potable à plus de 12 000 personnes quotidiennement. Oxfam-Québec peut maintenant compter sur la présence de Jean-Pierre Chicoine, envoyé spécial en Haïti, de François Holtz, chargé de projet et de Claudette Surpris, infirmière. Kenny Rae d’Oxfam America, spécialiste en réponse d’urgence, est aussi sur place.

Pour en savoir plus sur les actions de la COALITION HUMANITAIRE, visitez le http://www.lacoalitionhumanitaire.ca. Les dons reçus : 3,7 millions $ pour la COALITION HUMANITAIRE et ses 4 ONG membres Merci à tous nos donateurs de leur générosité ! Autres nouvelles : C’est avec grande tristesse que nous avons appris le décès en Haïti de la belle-fille de monsieur André Franche, directeur général des Ailes de l’Espérance et membre de la Corporation d’Oxfam-Québec. Madame Alexandra Duguay compte parmi les victimes canadiennes de la catastrophe qui a frappé Haïti. Elle occupait des fonctions en communication au sein du MINUSTAH. Madame Duguay laisse dans le deuil son conjoint Marc-André Franche, directeur adjoint au PNUD, ses parents et sa famille. Les membres du conseil d’administration, le directeur général et toute l’équipe d’Oxfam-Québec tiennent à offrir leurs sincères condoléances à Marc-André, monsieur Franche et à la famille.

Événements au bénéfice de la COALITION HUMANITAIRE et d’Oxfam-Québec : La colline aide Haïti, le 25 janvier, réception sur la colline à Ottawa Musiciens de jazz et poètes de Québec se mobilisent, le 25 janvier, à Québec Spectacle Ha-Haïti, le 8 mars, à Montréal Rappels: Vous pouvez aussi faire votre don dans les pharmacies Jean Coutu (comptant, débit, crédit). Si vous vous posez la question sur les frais administratifs, sachez que pour chaque dollar, 0,90 $ va directement au programme de secours d'urgence et de reconstruction et 0,10$ est consacré à défrayer les coûts administratifs. Important : Le gouvernement canadien a promis une équivalence de tous les dons faits par les individus, et ce jusqu'au 12 février.

Cela signifie que si vous donnez 100 $, le gouvernement donnera également 100 $ pour appuyer Haïti. Pour faire un don : oxfam.qc.ca Pour suivre l’évolution de la situation : oxfam.qc.ca

Pour lire le blogue de Lynn Dolen : oxfam.qc.ca/fr/blogues/dolenl/crise-haiti

http://oxfam.qc.ca/sites/oxfam.qc.ca/files/u4/urgences/haiti/envois/2010-01-20.htm

Oxfam-Québec: Spectacle Ha-Haïti

20/01/2010

Le lundi 8 mars prochain, à 19 h 30, le Théâtre St-Denis sera l’hôte d’un spectacle bénéfice où l’espoir, la solidarité et l’humour seront à l’honneur. Une initiative de l’auteur François Avard et de l’humoriste Louis-José Houde, le spectacle « Ha-Haïti » mettra en scène de nombreux humoristes qui ont accepté d’emblée leur invitation à participer bénévolement à l’événement. 

En plus de Louis-José Houde, « Ha-Haïti » rassemblera, entre autres, Daniel Lemire, Les Grandes Gueules, Jean-Michel Anctil, Rachid Badouri, Martin Petit, Jean-François Mercier, Mike Ward, Laurent Paquin, Patrick Groulx, Alex Perron, Louis Morissette, Pierre Hébert, Philippe Bond, Eddy King, Cathy Gauthier ainsi que les Chick’n Swell.

Les billets seront mis en vente à compter de demain, mercredi 20 janvier, à midi, à la billetterie du théâtre St-Denis ou via le réseau Ticketpro, www.ticketpro.ca ou 514-790-1111.

Tout l’argent amassé par la vente des billets sera versé à Oxfam-Québec (membre de la COALITION HUMANITAIRE) pour venir en aide à la population d’Haïti par le biais du fonds « Tremblement de terre Haïti ».

www.leshumoristespourhaiti.com (en ligne dès le jeudi 21 janvier)

Pour plus d’information, veuillez contacter :
Source : Benjamin Phaneuf
Relations de presse : Roy & Turner Communications (514) 844-9678

Oxfam-Québec: Situation actuelle

20/01/2010

L’ONU a annoncé que 80 000 corps ont été retrouvés. De nombreuses personnes manquent toujours à l’appel. Les recherches et les opérations de sauvetage continueront au cours des prochains jours. À ce jour, 90 personnes ont été sauvées par les équipes de recherche et de sauvetage. Oxfam a repris la distribution d’eau aujourd’hui, après une pause forcée hier à cause du manque de carburant. L’objectif de la journée : fournir de l’eau pour 3 000 personnes, dans trois emplacements, deux à Pétionville et un à Carrefour. Aucun incident n’a été signalé.

Témoignage de Helen Hawking, employée d’Oxfam présente en Haïti lors du séisme

20/01/2010

12 janvier

La journée au bureau se déroulait normalement : conférences téléphoniques, rédaction de rapports, chasse aux hordes de moustiques qui nous ennuient constamment ici. Je jette un coup d’oeil à mon horloge – plus que 10 minutes avant de rentrer à la maison – quand, tout à coup, le sol se met à bouger légèrement, puis, en l’espace de quelques instants, violemment.

La terre tremble plus fort que jamais auparavant. Je cours vers la porte, mais je n’arrive pas à sortir. Je me réfugie alors sous mon bureau, les mains appuyées contre la surface qui me protège la tête, dans l’espoir qu’elle résistera à la pression de deux étages s’écroulant sur elle. Si je me retrouvais enfouie sous une tonne de débris, pourrait-on venir à mon secours ? Était-ce la fin pour moi ?

Aussi rapidement qu’elles ont commencé, les secousses sismiques cessent. Tout est redevenu immobile. Couverte de poussière, je m’extirpe de mon abri de fortune et, tant bien que mal, je gagne la rue. D’autres personnes en font autant, stupéfiées, blessées, en pleurs ou en silence. Nous faisons le compte et constatons que l’un des nôtres manque à l’appel, prisonnier des décombres. Des collègues le dégagent et le transportent, inconscient et étendu sur un pan de la clôture, à l’hôpital le plus près, où il mourra. Les habitations, les écoles, les bureaux – tous ces édifices où nous passions notre vie – sont devenus nos pires ennemis.

Des voitures gisent abandonnées dans la rue. Les voies de circulation sont impraticables, encombrées de murs, d’édifices, de poteaux de téléphone affaissés et de véhicules écrasés. Nous marchons vers notre domicile, parmi les gens en prières, en pleurs et hystériques. C’est surréaliste. Nous faisons un grand détour pour contourner la station d’essence qui a explosé, mais d’où s’échappent encore des bruits inquiétants. Quelques personnes gémissent à proximité d’un édifice écroulé qui, nous apprend une pancarte abîmée au mur, était une université.

Les moyens de communication font souvent défaut dans les situations d’urgence. Les réseaux téléphoniques sont ou bien en panne, ou bien surchargés. Il est donc impossible de savoir si nos amis sont sains et saufs. Je n’ai aucun moyen d’annoncer à ma famille que j’ai survécu, et j’espère seulement qu’ils n’entendront pas parler du tremblement de terre avant demain. Nous ne savons absolument pas où le séisme a frappé le plus durement et quelle est la situation dans le reste du pays.

Pour suivre le récit de Helen Hawking, cliquez ici

Reportage audio suivant la nouvelle secousse en Haïti ce matin

20/01/2010

Lous Bélanger raconte ses expériences de la réplique sismique de ce matin.

Pour entendre le rapport de Louis Bélanger.

Les organismes d’aide humanitaire sous le choc

19/01/2010

Les organismes d'aide humanitaire oeuvrant à Haïti estiment que le tremblement de terre de la semaine dernière n'aurait pu survenir à un pire endroit ou à un pire moment.

Faisant le point en conférence téléphonique, mardi, une semaine après la catastrophe, la Coalition humanitaire regroupant Oxfam Canada, Care Canada et Save the Children constate que les conditions sur le terrain compliquent l'effort humanitaire.

Le président de Care Canada, Kevin McCourt, affirme que ses travailleurs n'ont jamais rien vu de pareil. «Ils nous disent qu'ils sont en présence d'une «tempête parfaite', la pire combinaison de circonstances possibles pour une catastrophe: elle a frappé la nation la plus pauvre de l'hémisphère; le pays peinait déjà à se remettre de tempêtes tropicales en 2008; une région densément peuplée - jusqu'à 3 millions d'habitants ont été affectés; la capitale est décimée, incluant les structures et systèmes gouvernementaux; il n'y a qu'un seul aéroport fonctionnel, ce qui crée un goulot d'étranglement.»

«L'aide se rend mais cela prend certainement plus de temps que l'on voudrait. Et nos travailleurs nous disent que l'ampleur des dommages, tant sur le plan personnel que communautaire que national, est sans précédent.»

Selon Michel Verret, d'Oxfam-Québec, le fait que la capitale soit au coeur de la zone sinistrée cause des problèmes additionnels. «Tout était concentré à Port-au-Prince en termes d'organisation du gouvernement, de l'Etat. Le pouvoir était centralisé là. A partir du moment où Port-au-Prince n'existe presque plus en termes de structures, ça veut dire que tout a été détruit. Ça, c'est une difficulté très importante.»

Il ajoute que, bien que l'effort soit en marche depuis une semaine, il commence à peine à se faire sentir. «C'est évident qu'on ne peut pas être partout à la fois. Quand vous distribuez à 5000 ou 10 000 personnes de l'eau et qu'il y en a 100 000 qui en ont besoin, c'est sûr que vous n'avez pas répondu au besoin. Mais vous avez commencé une réponse.»

Et pourtant, vue de l'extérieur, cette réponse paraît colossale. La Croix-Rouge a amassé jusqu'ici 33,7 millions $ au Canada, somme qui exclut des montants qui proviendront de ses partenaires corporatifs qui participent à l'effort de financement.

Ainsi, par exemple, les supermarchés IGA au Québec recueillent les dons de leurs clients pour la Croix-Rouge depuis vendredi dernier et, un décompte préliminaire lundi a permis de constater la générosité des Québécois, de dire Anne-Hélène Lavoie, conseillère principale en communications chez Sobeys Québec. «Après trois jours nous avions ramassé plus de 500 000 $. C'est assez extraordinaire. Nous mêmes, ici à l'interne, on a été estomaqués de la réponse de la clientèle chez IGA.»

Plusieurs autres entreprises en font autant auprès de leurs clients ou employés ou même de leurs propres revenus.

La Coalition humanitaire, pour sa part, avait amassé 3,5 millions $ sur un objectif de 5 millions $ qu'elle se dit confiante d'atteindre.

Le gouvernement fédéral, faut-il le rappeler, a promis de contribuer une somme équivalente à celle qui sera amassée par les grands organismes caritatifs.

Sur le terrain, les priorités demeurent les mêmes, soit fournir de l'eau potable et de la nourriture, assurer des conditions sanitaires, offrir des premiers soins d'urgence et des abris.

Save the Children se consacrait à faire parvenir des fournitures médicales et à opérer des cliniques mobiles ainsi qu'à organiser des unités d'habitation pour accueillir les milliers d'enfants qui se retrouvent seuls.

M. McCourt, de Care Canada, se disait par ailleurs particulièrement préoccupé par le sort des femmes et des filles, rappelant qu'il y a environ 30 000 femmes enceintes dans la zone sinistrée. Il a aussi dit craindre une montée des viols et de la violence sexuelle envers les femmes.

La Croix-Rouge avait quant à elle réussi à déployer son hôpital de campagne, une installation de 250 lits capable de desservir en temps normal une population de 250 000 personnes. De plus, ses installations d'assainissement des eaux étaient fonctionnelles depuis la semaine dernière et fournissaient 100 000 litres d'eau par jour.

Quant à une éventuelle reconstruction, Michel Verret ne se faisait pas d'illusions. Il faudra quelques mois, selon lui, pour rétablir des infrastructures fonctionnelles afin de permettre une certaine normalisation des activités quotidiennes mais plusieurs années pour véritablement reconstruire de façon durable le pays.

A Montréal, la Croix-Rouge avait par ailleurs pris en charge environ 600 des 1000 personnes ayant transité par la métropole en provenance d'Haïti. Les équipes locales s'assuraient ainsi d'évaluer les besoins, fournir des moyens de communication et d'assurer l'hébergement et l'alimentation des personnes qui se trouvaient dans le besoin à leur arrivée au pays.

Pendant ce temps, la Gendarmerie royale du Canada (GRC) met en garde les citoyens contre les faux organismes de bienfaisance. Les policiers fédéraux conseillent notamment de se méfier des arguments visant davantage à vous émouvoir; de demander des renseignements écrits sur l'oeuvre de bienfaisance; de demander aux interlocuteurs de s'identifier; de se méfier des organismes dont le nom ressemble étrangement à celui d'un organisme reconnu.

 

Source

Aidons Haïti

19/01/2010

Après le séisme du 12 janvier 2010 en Haiti,  les résidentes d'Ottawa Oni la Sensation Haitienne  et Rachel Décoste ont amassé plus de $ 20 000 en 2 jours, au profit de la Croix Rouge et de la Coalition Humanitaire (qui comprend CARE Canada, OxFam, etc). Leur objectif est de  recueillir 1 million de dollars  pour aider les victimes en Haiti.

Aidons Haïti

Oxfam-Québec

18/01/2010

Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a annoncé une aide financière d’urgence de 3 millions de dollars pour venir en aide aux Haïtiennes et aux Haïtiens touchés par le séisme du 12 janvier. De ce montant, Oxfam-Québec recevra 1 million de dollars.

« Nous remercions le gouvernement du Québec de cette marque de confiance et pour sa mobilisation. Oxfam-Québec est présente en Haïti depuis 1983. Notre connaissance du terrain est importante et nous entretenons des relations privilégiées avec des partenaires locaux. Beaucoup d’entre eux ont été touchés par le séisme, mais ils travaillent déjà l’urgence. Nous les appuierons ensuite dans la reconstruction, explique Pierre Véronneau, directeur général d’Oxfam-Québec.

Pour les prochains jours, les priorités d’aide demeurent la recherche et le sauvetage, l’eau, les soins médicaux, les abris et la nourriture. À cet effet, nous travaillons déjà en collaboration avec notre équipe sur le terrain et les équipes des autres membres de la famille Oxfam (Oxfam Grande-Bretagne et Oxfam Intermon-Espagne) qui œuvrent aussi en Haïti. »

Pour en savoir plus sur les actions quotidiennes d’Oxfam-Québec et faire un don, visitez le www.oxfam.qc.ca, par téléphone 1 877 937-1614 ou la COALITION HUMANITAIRE www.coalitionhumaniitaire.ca, 1 800 464-9154.

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CARE: Nouvelles de la dernière heure de la zone sinistrée

16/01/2010

Un tremblement de terre colossal a dévasté l’Haïti. Il y a un besoin d’aide pressant pour les centaines de milliers de personnes touchées par ce désastre surtout pour les plus vulnérables – les femmes et les jeunes filles. On estime que plusieurs dizaines de milliers de personnes ont péri, alors que d’autres sont toujours menacées.

Nouvelles de la dernière heure de la zone sinistrée:

• Des sachets de purification d'eau étaient distribués aujourd'hui afin d'aider les gens à obtenir de l'eau, dont le besoin est criant
• L'intervention initiale de CARE en Haïti ciblera 25 000 personnes.
• On estime que près de 37 000 femmes enceintes parmi la population touchée ont besoin d’eau potable et salubre, de nourriture et de soins médicaux d’urgence.
• Le gouvernement du Canada égalera la générosité des Canadiens.
• Notre personnel est déjà sur les lieux; il travaille sur des projets à travers le pays. Une équipe d’urgence du Canada est arrivée.
• Les besoins immédiats sont l’eau propre, les vivres, un toit et de l’aide médicale.
• Nous collaborons avec le PAM pour commencer à distribuer des vivres.
• Il n’y a pas d’électricité, pas d’eau potable et très peu de vivres.
• Les hôpitaux débordent.
• Les femmes et les jeunes filles ont plus de difficulté à fuir étant donné qu’elles sont responsables de toute la famille, et elles sont parmi les plus menacées en situation d’urgence.

CARE focalise sur les aspects suivants de son intervention immédiate d’urgence :

• La distribution de comprimés de purification d’eau afin de fournir de l’eau salubre, notamment pour les femmes et les enfants qui sont particulièrement sujets aux maladies hydriques comme les diarrhées;
• La distribution de rations de vivres d’urgence;
• La distribution de trousses destinées aux mères et aux nouveau-nés et nourrissons;
• La distribution de trousses d’hygiène comportant des articles d’hygiène de base comme du savon, du dentifrice, ainsi que des serviettes sanitaires et des sous-vêtements pour dames.

Visitez cette page chaque jour pour obtenir de plus amples renseignements sur la situation en Haïti.

Une équipe d’Oxfam dépêchée dans la zone du séisme à Haïti

16/01/2010

Une équipe de six spécialistes en secours d’urgence d’Oxfam en provenance du Royaume-Uni a été envoyée à Haïti pour soutenir la réponse humanitaire à la dévastation causée par le séisme qui a frappé le pays mardi.

Cedric Perus, le coordonnateur de l’action humanitaire d’Oxfam a déclaré :

« J’ai vu des personnes blessées affluer dans les hôpitaux et les édifices de plusieurs étages qui sont maintenant complètement affaissés. Il y a probablement plusieurs milliers de morts, mais il faudra des jours pour faire le bilan. Des corps risquent d’être longtemps prisonniers des décombres, car faute d’équipement de levage lourd, de nombreux lieux sont difficiles d’accès. »

« Des cadavres jonchent toute la ville. Les gens n’ont pas d’endroit où les transporter. Certains les enveloppent dans des couvertures ou du carton dans l’espoir que les autorités les ramassent. D’autres empilent les cadavres devant les principaux hôpitaux de la ville. »

« Les équipes d’Oxfam ont commencé à évaluer l’ampleur du désastre dans les différents secteurs de Port-au-Prince. Certains sont plus durement touchés que d’autres. L’épicentre du séisme se trouvait près du bidonville de Carrefour, où les gens vivaient dans des habitations de fortune. Selon les rapports, plus de 90 % de ces habitations sont en ruine.

« Nos priorités sont de fournir de l’eau potable et du matériel pour construire des abris aux gens qui ont perdu leur maison. Un très grand nombre de personnes ont dû dormir à l’extérieur la nuit dernière. Il n’a pas encore plu depuis le séisme, mais il a plu au début de la semaine et s’il pleuvait de nouveau, la situation serait encore plus catastrophique pour les sans-abri. L’insécurité règne la nuit. Il y a eu beaucoup de pillages et les marchés ont été vandalisés. »

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Un «défi logistique majeur» pour les humanitaires

16/01/2010

Les agences humanitaires sont confrontées à un «défi logistique majeur» en Haïti, où la tour de contrôle de l'aéroport ne fonctionne pas et le port a été dévasté par le séisme, a annoncé jeudi le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha).

«On va avoir affaire à un défi logistique majeur», a indiqué la porte-parole d'Ocha, Elisabeth Byrs, au cours d'un point de presse à Genève. «La priorité pour le moment est de sauver des vies, sortir des survivants des décombres, soigner les blessés. C'est l'urgence, c'est la priorité, chaque heure qui passe amenuise l'espoir», a-t-elle souligné.

Seize équipes de recherches «sont en train d'arriver» et 40 équipes nationales de recherches en cas de catastrophe «sont mobilisées», selon Mme Byrs, qui craint que l'acheminement de l'aide ne se heurte à de nombreuses difficultés.

Elle a expliqué que la tour de contrôle de l'aéroport de Port-au-Prince était hors d'état de fonctionner, mais que des équipes s'affairaient pour tenter de la remettre en marche «en fin de journée».

«Pour le moment, les avions (acheminant de l'aide) atterrissent à vue, c'est très ennuyeux et c'est vraiment un problème», a-t-elle expliqué, en avertissant que les Nations unies, qui coordonnent l'arrivée de l'aide, prévoyaient que l'aéroport serait «congestionné».

Le port, situé dans la partie la plus touchée de la capitale haïtienne, «n'est pas opérationnel puisque ses trois grues ont toutes été détruites», a poursuivi la porte-parole.

«Le quai est gravement endommagé et on ne sait pas quelle est le niveau des débris sous l'eau», ce qui devrait empêcher les bâtiments de guerre américains dépêchés sur place pour apporter des secours d'approcher, selon Mme Byrs.

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Les Québécois se montrent généreux envers Haïti et ne tardent pas à donner

16/01/2010

MONTRÉAL — Les Québécois se montrent généreux et ont rapidement dénoué les cordons de leur bourse afin de venir en aide aux Haïtiens éprouvés par un séisme dévastateur, mardi dernier. La coalition humanitaire formée d'Oxfam-Québec, Oxfam-Canada, Care et Aide à l'enfance-Save the children avait recueilli jeudi 410 000 $, depuis le lancement de la campagne mercredi, a précisé en entrevue Marquis Giguère, directeur de la campagne de financement d'Oxfam-Québec.

Et cette somme de 410 000 $ n'inclut que les dons par téléphone ou par Internet et qui ont été enregistrés. Cela exclut les dons faits par la poste.

"On sait très bien que c'est beaucoup, beaucoup plus que ça. Ca va assez bien. Il y a une réponse extraordinaire du Québec et même au travers le Canada", a commenté M. Giguère.

Oxfam-Québec à lui seul avait recueilli 125 000 $, a précisé de son côté Justine Lesage, aussi d'Oxfam-Québec.

Et l'argent n'a pas tardé à être utilisé à bon escient. M. Giguère explique que dans des contextes similaires, Oxfam-Québec a généralement un mandat relié à l'eau. Il peut ainsi procurer au pays dévasté de l'équipement d'assainissement de l'eau comme de petites usines de filtration de l'eau, mobiles, qui peuvent être montées rapidement sur place.

Mme Lesage cite d'autres apports d'Oxfam-Québec en Haïti, comme des latrines portatives, des trousses d'hygiène comprenant des couvertures et des savons.

Oxfam tente d'acheter "le plus localement possible", souligne-t-elle.

"Il y a des liens très étroits qui unissent ces deux peuples et ça se démontre encore aujourd'hui, commente M. Giguère. C'est fantastique de voir cette réponse-là, de voir cet élan de générosité-là. Et c'est réconfortant pour nous qui travaillons quotidiennement sur le terrain."

L'eau revêt une importance particulière dans un tel contexte, parce que privés d'eau potable, les gens peuvent être contraints de boire de l'eau contaminée, accroissant ainsi les risques d'épidémies comme le choléra ou la diarrhée.

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Haïti: le pire désastre auquel l’ONU a jamais été confrontée

16/01/2010

Le séisme en Haïti, qui a fait des dizaines de milliers de morts, est selon l'ONU le pire désastre auquel l'organisation ait été confrontée de toute son histoire, pire encore que le tsunami de 2004 car il a décapité les structures locales d'appui à l'aide internationale.

«C'est un désastre historique», a expliqué à l'AFP la porte-parole d'Ocha (Bureau de coordination des affaires humanitaires) à Genève Elisabeth Byrs.

«Nous n'avons jamais été confrontés à un tel désastre de mémoire d'ONU. Il n'est pareil à aucun autre, car le pays a été décapité», a-t-elle ajouté; elle a rappelé que la capitale Port-au-Prince (près de 3 millions d'habitants) se trouvait à quelque 17 km de l'épicentre du tremblement de terre.

Contrairement à la situation après le tsunami qui avait tué plus de 220.000 personnes en Asie, il ne reste que très peu de structures locales en Haïti pour servir d'appui à l'aide étrangère, a-t-elle souligné.

«Même à Banda Aceh (la province indonésienne la plus affectée par le tsunami provoqué par un séisme de magnitude 9,3), on avait des bases locales pour coordonner l'aide», a insisté Mme Byrs.

A Port-au-Prince, eau, électricité, téléphone ont été totalement coupées tandis que les routes, le port et nombre de bâtiments officiels ont été gravement endommagés. Le gouvernement dont le majestueux palais s'est en partie effondré, est lui-même très affaibli. Son siège a été transféré dans un commissariat proche de l'aéroport.

La capitale n'est pas une exception. A Leogane, à l'ouest, «il n'y a plus aucune infrastructure locale en place», a expliqué Mme Byrs. Les bâtiments de cette ville de 134.000 habitants ont été endommagées à près de 90% selon les équipes de sauvetage de l'ONU qui ont pu se rendre sur place. La police locale y estime entre 5.000 et 10.000 le nombre de morts.

Un peu plus près de Port-au-Prince, Gressier (d'une population d'environ 25.000 personnes) a été détruite à 40-50% de même que certains quartiers du gigantesque bourg de Carrefour (334.000 habitants).

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